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Question orale de M. Patrick Spies sur «La nécessité de revoir les règles encadrant les lâchers de gibier d’eau et de petit gibier»

Parlement Wallon – 05.06.2026

Question orale de Monsieur le Député Patrick Spies à Madame Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, en charge de la Forêt, de la Nature, de la Chasse et de la Pêche en Wallonie

La parole est à M. Spies pour poser sa question.

M. Patrick Spies (PS). –

Nous avons déjà échangé sur la nécessité d’encadrer plus strictement les lâchers de petit gibier et de gibier d’eau. Vous indiquiez alors qu’une large concertation avait eu lieu avec le DNF, le DEMNA, les représentants du monde cynégétique, les communes, l’AFSCA et les associations, mais que les mesures précises n’étaient pas encore arrêtées.

L’actualité montre pourtant l’urgence d’avancer. Aux étangs de Pallandt, à Genappe, le DNF vient d’interdire la chasse au gibier d’eau pendant quinze ans. Selon la presse, 1.250 canards colverts importés avaient été lâchés sur un site d’à peine un hectare, en zone Natura 2000, avec des nuisances olfactives, sonores,
des impacts sur les riverains et des inquiétudes environnementales.

Il ne s’agit pas de mettre tous les chasseurs dans le même sac. Certaines sociétés mènent un vrai travail d’aménagement des habitats, utile à la petite faune des plaines. Mais les lâchers de petit gibier ou de gibier ne doivent être autorisés qu’à des conditions stricts de respect de l’environnement, de la biodiversité et de
reconstruction des habitats.

Quelles suites donnez-vous à la décision du DNF à Genappe ? Comptez-vous déposer un texte pour interdire les lâchers de tir d’oiseaux d’élevage et encadrer strictement les lâchers de repeuplement ? Envisagez-vous des critères précis :
densité maximale par hectare, plan de gestion obligatoire, délai minimal avant l’ouverture de la chasse, contrôle sanitaire et évaluation de l’impact sur la biodiversité ?